Et oui, tout juste 6 mois (et quelques jours) après Damien, c’est Willy qui revient au Dojo avec une ceinture noir autour de la taille. Du premier coup, sans sourciller, avec bien sûr quelques broutilles à perfectionner encore avant de devenir un expert international, mais surtout avec un programme assez différent de celui de Damien. C’est donc une première confirmation officielle que le travail de la section Karaté-Do, qui suit la voie Shito-Ryu, n’a pas été dilué par la grande variété des stages proposés. En effet, dans le Karaté-Do, il existe une multitude de styles, et dans le Shito-Ruy une multitude de variantes. D’un pays à l’autre, d’une fédération à l’autre, d’un professeur à l’autre, il existe une base commune. Mais cette base est d’autant plus commune qu’on la regarde de loin. Dès qu’on l’étudie de plus près, les détails changent, les spécificités se multiplient, … avec autant de possibilités de s’y perdre. Il reste alors deux possibilités : – Suivre aveuglément un Maître unique, au risque de prendre toute parole pour une vérité absolue. – Garder les yeux ouverts et essayer d’avancer en analysant posément les différentes options. Faut-il rappeler que le nom « Shito-Ryu » lui-même fait référence aux deux principaux Maîtres qui en sont à l’origine. Ce style particulier tire donc sa richesse du fait que son fondateur ne se soit pas limité à l’étude d’une seule piste. Deux élèves, deux fédérations, deux programmes, deux succès. Si ce n’est de loin pas une certitude, c’est au moins un signe potentiel que nous ne nous sommes pas (trop) égarés en route. Et pour vous en convaincre, voici la mine réjouie du grand vainqueur de cette journée… Bon ok, il était fatigué, il n’avait plus la force de sourire… mais le coin de ses yeux on distingue tout de même une pointe de satisfaction… bien méritée !

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